From Singapore with love, Mon Pays Basque

Le rire et la peur

29 décembre 2016

©lkg

Cher ami,

Singapour a fêté Noël à sa façon ; en guirlandes de couleurs, chants païens célébrant Santa, neige artificielle sur les promenades, profusion d’emplettes et de paillettes dans les centres commerciaux. Joie expansive. Rire ricochet. C’était prenant. Et je m’y suis presque crue. Il manquait cette fraîcheur hivernale cependant. Si douce. Fraîcheur hivernale du Pays Basque. Dont tu me parlais hier.

Sainte-Barbe, Baie de Saint-Jean-de-Luz, et de l’autre côté, la Rhune. Vous me manquez.

Je m’y promenais hier avec toi. Dans l’hiver. Et la pluie parfois. Nous marchions sur la jetée, passions à Ciboure et prenions le thé chez Michèle et Alain où nous nous étions rencontrées. Il y avait des livres, des rires, l’odeur du café et la lumière des soirées chaleureuses. Je venais te retrouver à Guéthary, nous descendions sur le port, et nous nous installions face à la mer et aux surfers d’hiver.  Il y avait un temps, lent et éternel. Nous étions heureuses. Mon amie. Tu me manques.

Ce matin, j’ai rencontré un homme qui m’a parlé des chatouilles. Du rire qui nous prend quand quelqu’un d’autre nous fait des chatouilles. Le rire que provoquent les chatouilles est dû à la peur. Le nerf qui est activé est le même que celui de la peur m’a-t-il dit. Mais nous rions. Malgré la peur. Nous rions parce que nous avons confiance en la personne qui nous fait les chatouilles. Nous avons peur, mais nous avons confiance. Alors nous rions. La peur, la confiance et le rire. Unis dans les chatouilles.

Mon ami. Parfois j’ai eu peur. J’ai ri mais j’avais peur.

 Il y avait eu la thalasso d’Anglet où tu te ressourçais. Et les pas dans le vent de l’hiver. Le soleil froid, les vagues, gigantesques, la peur, de s’envoler. C’était incroyable, cette sensation, de se sentir si impuissants face au vent, si vulnérables. Une apparition m’avais-tu dit. J’avais ri. De peur aussi. Puis tu es venu à Saint-Jean. Nous avions eu des mots durs ce soir-là. Et nous nous sommes mal quittés, comme souvent. Mon ami.

Mon ami, mon amie, tu m’as lue cette année encore. Merci. Vraiment. Quand j’écris, je pense à toi, tu sais.

Allez, un petit best of de cette année :

Erilinda et Remigio #1

Erlinda et Remigio #2

L’été en amour, évidemment.

Un songe d’Arabie

Cette maison #1

Cette maison#2

L’amour en Arabie Saoudite

Et… La mer en hiver, bien sûr.

Je t’embrasse.

Laetitia

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